L’IA générative est partout : rédaction d’articles, création d’images, aide au code, résumés de documents, traduction… Mais la qualité des résultats dépend directement de la façon dont on lui parle, c’est‑à‑dire de la qualité des prompts. Sur geek‑infos.com, ce guide pas à pas explique comment formuler des instructions efficaces en 2026, même si vous débutez complètement avec l’IA.
1. C’est quoi un “prompt” et pourquoi c’est crucial ?
Un prompt est le texte (ou parfois l’image/audio) que vous fournissez à un modèle d’IA pour lui dire quoi faire : question, consigne, contexte. Un bon prompt précise l’objectif, le format de sortie, le ton, les contraintes et parfois même la méthode à suivre.
Les grandes plateformes de formation à l’IA confirment que la maîtrise des prompts est devenue une compétence en soi, souvent appelée prompt engineering. Savoir parler à une IA permet de gagner du temps, d’obtenir des réponses fiables et d’éviter des “hallucinations” ou réponses inutiles.
2. Les 4 piliers d’un prompt efficace
Les guides officiels pour débutants résument la rédaction de prompts autour de quelques principes simples :
Contexte : expliquer la situation, le public cible, le niveau de détail attendu.
Rôle : donner un “chapeau” à l’IA (ex. “tu es un développeur senior”, “tu es un prof de math pour collégiens”).
Tâche claire : décrire précisément ce que vous voulez (expliquer, résumer, corriger, générer du code, proposer des idées).
Format : indiquer la forme du résultat (liste, étapes numérotées, tableau Markdown, code, email prêt à envoyer, etc.).
Plus votre prompt coche ces 4 cases, plus les réponses sont utiles, surtout avec les IA généralistes actuelles.
3. Exemples concrets : avant / après
Pour geek‑infos.com, rien de mieux que des cas pratiques.
Prompt vague : “Explique l’IA.”
Réponse : texte générique, niveau variable, parfois trop long.
Prompt optimisé :
“Tu es un journaliste tech qui écrit pour des débutants. Explique en 10 phrases simples ce qu’est l’intelligence artificielle, avec un exemple concret pour le quotidien. Utilise un ton pédagogique et évite le jargon.”
Même idée pour le code :
“Corrige ce code Python.” → résultat incertain.
“Tu es un développeur Python senior. Corrige ce script pour qu’il ne plante plus, puis explique les erreurs principales en français, en 5 points maximum.”
Ces mini‑ajouts changent littéralement la qualité des réponses sans demander de compétences techniques avancées.
4. Structurer un prompt étape par étape
Les experts recommandent de découper la demande plutôt que tout mélanger dans une seule phrase longue.
Méthode simple :
Définir l’objectif : “Je veux rédiger un article de blog sur…”
Préciser l’audience : “public visé : débutants / développeurs / gamers…”
Lister les contraintes : longueur, ton, exemples, langue, structure.
Demander un plan d’abord, puis le contenu détaillé.
Itérer : “réécris la section 2 avec plus d’exemples”, “raccourcis à 300 mots”.
Cette approche en plusieurs tours, conseillée par de nombreux cours d’initiation à l’IA, permet d’affiner progressivement sans repartir de zéro.
5. Prompts pour images, code, texte : ce qui change
Même si le principe reste le même, quelques particularités existent :
Images (Midjourney, DALL·E, etc.) : il faut décrire le sujet, le style artistique, le cadrage, les couleurs, parfois la lumière ou le type d’objectif photo.
Code : il est utile de fournir le langage, l’environnement (framework, version), et de préciser si l’on veut un exemple minimal, un refactoring ou des tests.
Texte long : mieux vaut demander d’abord un plan, puis les sections, pour garder le contrôle sur la structure et la longueur.
Les formations modernes à l’IA recommandent aussi de coller des extraits (spécifications, docs, exemples de style) dans le prompt pour que l’IA s’aligne sur votre contexte réel.
6. Les erreurs classiques à éviter
Les ressources pédagogiques relèvent plusieurs pièges fréquents chez les débutants :
être trop vague (“fais‑moi un site web”) ;
demander plusieurs choses contradictoires dans la même phrase ;
oublier de préciser la langue de sortie ;
négliger les limites (nombre de mots, niveau de détail) ;
ignorer les biais : l’IA n’a pas accès en direct à vos systèmes, ni à tout Internet, ni à des données ultra‑récentes selon les modèles.
Un bon réflexe : toujours relire la réponse, vérifier les chiffres et adapter le prompt si nécessaire (“recommence mais…”, “corrige…”, “ajoute les sources” quand c’est disponible).
7. Utiliser l’IA pour… améliorer ses propres prompts
Les guides récents conseillent d’utiliser l’IA elle‑même comme “coach de prompts”.
Quelques astuces :
“Voici mon prompt. Analyse‑le et propose‑moi 3 versions améliorées pour obtenir une réponse plus détaillée/plus simple/plus créative.”
“Pose‑moi les questions nécessaires pour mieux comprendre mon besoin, puis écris le prompt final à ma place.”
“Génère un prompt type pour [tâche précise], utilisable dans n’importe quel chatbot IA.”
Plusieurs plateformes et formations gratuites mettent déjà cet exercice au cœur de leurs parcours pour débutants.
8. Se former gratuitement pour aller plus loin
En 2025‑2026, une foule de cours gratuits ou abordables expliquent comment exploiter l’IA générative dans le boulot ou les projets perso :
MOOC d’initiation à l’IA (Google, OpenClassrooms, universités) ;
formations rapides centrées sur l’IA générative et le prompt engineering ;
tutos vidéo dédiés aux créateurs de contenu, développeurs ou marketeurs.